PS : LE MAL ETRE
Le 31 août prochain s’ouvre à La Rochelle, l’université d’été du PS. Un
parti socialiste bien mal en point, après la défaite des dernières
présidentielles et qui cherche difficilement ses marques dans une ambiance de
polémique sans grandeur. C’est dans un contexte de règlements de comptes que
s’effectue cette rentrée politique marquée surtout par la sortie de nombreux
livres « analysant » la défaite du parti, mais qui sont autant de
coups de « rigwaz » sur la peau fine de Ségolène qui ne serait pas
aussi rugueuse que celle des éléphants.
Mais la Madone socialiste a déjà tiré les leçons de sa défaite, et a
montré qu’elle était une battante. Au lendemain des élections, emportée par son
élan, elle avait affiché maladroitement son désir d’avenir à la tête du PS et
semblait vouloir prendre les éléphants par les trompes et satisfaire ainsi l’envie
de « révolution » de certains de ses plus chauds partisans comme le
bouillant Arnaud Montebourg.
Refusant de faire le jeu de ceux qui veulent la faire paraître comme
une chipie castratrice, une femme égoïste et ambitieuse, prête à tout pour
atteindre ses objectifs, même si le parti devait disparaître ; Ségolène affirme : « Il
faut réapprendre à travailler ensemble et s’affranchir des courants
anciens : les écuries et les chapelles sont derrière nous ».
Quant à Dominique Strauss Khan, il se prépare à une prise de distance
qui lui permettra d’apparaître comme le leader planant « au-dessus
d’un nid de coucou », qui pourra s’auréoler de l’aura de l’économiste le
plus brillant de France, après le décès
cette semaine de Raymond Barre.
Le PS coincé entre « l’imparfait et un passé décomposé » parviendra-t-il à jour son rôle de premier parti d’opposition dans une France devenue Sarkoland.
Roody Edme
