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AILLEURS VU D'ICI (depuis Haïti)
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AILLEURS VU D'ICI (depuis Haïti)
  • Un blog d'analyse de l'actualité en Haiti et à l'étranger - des sujets en rapport avec l'Afrique seront aussi abordés. Certains textes ayant rapport avec les littératures du monde seront aussi traités.
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31 août 2007

PS : LE MAL ETRE


Global Voices en Français

Le 31 août prochain s’ouvre à La Rochelle, l’université d’été du PS. Un parti socialiste bien mal en point, après la défaite des dernières présidentielles et qui cherche difficilement ses marques dans une ambiance de polémique sans grandeur. C’est dans un contexte de règlements de comptes que s’effectue cette rentrée politique marquée surtout par la sortie de nombreux livres « analysant » la défaite du parti, mais qui sont autant de coups de « rigwaz » sur la peau fine de Ségolène qui ne serait pas aussi rugueuse que celle des éléphants.


Mais la Madone socialiste a déjà tiré les leçons de sa défaite, et a montré qu’elle était une battante. Au lendemain des élections, emportée par son élan, elle avait affiché maladroitement son désir d’avenir à la tête du PS et semblait vouloir prendre les éléphants par les trompes et satisfaire ainsi l’envie de « révolution » de certains de ses plus chauds partisans comme le bouillant Arnaud Montebourg.

 

C’est donc une Ségolène aux habits neufs et au ton conciliant de rassembleuse qui a pris la parole en début de semaine devant ses partisans, consciente qu’elle doit faire son nid au sein du Parti si elle veut en prendre le leadership et commencer la rénovation. Pour cela, il lui faut apparaître sans rancune et même magnanime : « Je n’ai aucun esprit de revanche ou d’amertume y compris envers ceux dont la chaude affection littéraire m’entoure cette rentrée », une allusion on ne peut plus élégante à ses détracteurs dont l’ex-ministre socialiste Claude Allègre qui sort un vigoureux pamphlet qui n’épargne nullement l’ancienne candidate du PS et qui a pour a titre la «  défaite en chantant ».


Refusant de faire le jeu de ceux qui veulent la faire paraître comme une chipie castratrice, une femme égoïste et ambitieuse, prête à tout pour atteindre ses objectifs, même si le parti devait disparaître ; Ségolène affirme : « Il faut réapprendre à travailler ensemble et s’affranchir des courants anciens : les écuries et les chapelles sont derrière nous ».

 

Mais la situation est loin d’être rose chez les socialistes et le ministre des affaires étrangères, figure socialiste très populaire, Bernard Kouchner de se désoler de la fausse « guéguerre civile » qui règne dans son parti qui selon lui « devrait changer de vocabulaire et de logiciel ».


Quant à Dominique Strauss Khan, il se prépare à une prise de distance qui lui permettra d’apparaître comme le leader planant «  au-dessus d’un nid de coucou », qui pourra s’auréoler de l’aura de l’économiste le plus brillant  de France, après le décès cette semaine de Raymond Barre.

 

Pour l’heure, la course « sanglante » au leadership n’a pas fini de laisser des traces dans un parti qui rappelle un « vaste cimetière de fauves », et qui compte quand même des cadres parmi les plus brillants de France.

Le PS coincé entre « l’imparfait et un passé décomposé » parviendra-t-il à jour son rôle de premier parti d’opposition dans une France devenue Sarkoland.

 

Roody Edme

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